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Florence Cassez a été transférée provisoirement pour travaux, Amériques - Information NouvelObs.com
Florence Cassez a été transférée provisoirement pour travaux, Amériques - Information NouvelObs.com
Florence Cassez : le dialogue franco-mexicain aurait été une façadeNOUVELOBS.COM | 27.06.2009 | 18:01 Selon une source diplomatique mexicaine, Mexico a accepté le dialogue avec Paris, en mars dernier, uniquement pour préserver le succès de la visite du président français.
Nicolas Sarkozy et Felipe Calderon en mars dernier (Reuters)
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Auteur de l'articleCogeta
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Aujourd’hui nous voyons de plus en plus de dérives de la part des forces de l’ordre qui n’hésitent plus à franchir la ligne de la légalité en toute impunité. C’est ce constat que je vais exposer. Comment une fin de soirée dans un bar, peut tourner à une confrontation directe avec les agent de police, avec une envie de jouer au CRS.
Pour mon premier billet posté sur Agoravox, je vais vous exposer une situation vécue avec un groupe d’amis en sortie de bar, exactement au minima café, situé Grand rue à Poitiers le vendredi 19 juin à 2h00 du matin.
Je me trouvais donc avec une dizaine d’amis à une soirée Dub dans ce bar. Tout ce passait à merveille jusqu’à la fermeture. La musique s’arrête à 1h55 du matin et tout le monde finit son verre avant de partir. C’est une fois dehors que la soirée va changer. A 2h05 une voiture de POLICE débarque après plusieurs passage dans cette rue fréquenter de la ville.
Une première voiture s’arrête sur le trottoir et deux policiers munis de matraques et bombes lacrymogènes s’avancent vers l’entrée du bar et somment toutes les personnes « de dégager rapidement ».
Nous nous trouvions à quelques mètres de l’entrée en attendant que tout le groupe soit réuni pour partir, quand un des policiers la main sur la matraque et je cite : « dégagez de là, ça va bientôt piquer, bientôt ça va courir » sous entendant on va gazer tous le monde. Pour quelle raison aucune, pas de motif particulier ! Mes amis et moi essayons de discuter de la situation avec le très aimable…, agent de police, en lui disant que nous attendions deux personnes du groupe qui discutaient avec d’autres client du bar. Celui-ci nous dit alors : « descendez devant la voiture, périmètre de sécurité » là encore, grande interrogation, nous ne savions pas qu’un périmètre de sécurité existait quand il n’y pas d’interpellation, simplement quand c’est gentil toutou du pouvoir le décide.
La cinquantaine de personnes dehors, commencent légèrement à s’échauffer, face aux policiers qui insultent et provoquent la foule. De la première voiture, un gradé sort avec ce qui ressemble plus à une trique qu’à une matraque. En quelques minutes une 2e voiture arrive bloquant la rue et un fourgon se gare en haut de la rue en attendant sûrement ce qu’il allait se passer.
Mes amis et moi ne voulant pas lâcher le morceau, car nous n’avions rien à nous reprocher, pas de bruit, pas de bordel, nous continuons à évoquer au policier qu’ils étaient en train de divaguer et de créer de toutes pièces et en toute conscience une situation de conflit. Pourquoi 5 minutes après l’heure de fermeture du bar (ce bar peut légalement faire du bruit jusqu’à 2h, mais la musique a stoppé à 1h55) un groupe de policer est arrivé, et à jouer le rôle de videur, du genre, il faut vider le plus rapidement les bars à leur fermeture, et imposer une présence policière. Ce qui ne manque pas de crée cette état de peur du gendarme, cher à notre gouvernement préféré…
Toujours en conflit, nous leur expliquions qu’ils non pas de motif(s) et ne peuvent invoquer le tapage nocturne vu qu’il n’y avait pas de bruit. Il devait sûrement penser que les gens aller partir en courant une fois leur verre fini. L’agent de police tenant à sont périmètre de sécurité, nous demande encore de partir avant qu’il gaze et sorte les matraques. Il faut se mettre devant la voiture. Légalement il non pas ce droit, de telle pratique ne devrait pas avoir lieu sans un problème avéré de délinquance ou autre. La soirée chauffe de plus en plus, les insultes commence à partir de la part des clients du bar, les gens se rassemblent, il ne fallait pas grand-chose pour que sa en viennent aux mains. Les policiers de l’autre voiture et du fourgon commencent à s’avancer. Essayant de rester diplomate et poli sans quoi il ne peuvent nous embarquer, ont leurs parlent de respect de la personne et de la liberté d’être dans une rue, ce à quoi ce gentil policier nous rétorque la main sur le bâton, « qu’elle respect, ont à pas à avoir du respect pour les gens comme vous [], la liberté, mais qu’elle liberté, il n’y a pas de liberté, ont fait ce que l’ont veut, allez marcher plus loin avant que sa tape ». Un ami s’emporta à ce moment, car il en avait trop entendu et nous aussi, et commence a invoquer cette État policier instauré par sarkozy ce à quoi le policer nous dit « ici c’est pas sarkozy c’est vous » en locurence les jeunes.
Les gens commencent à se disperser malgré les flots d’insultes des deux camps. Nous, partons aussi, quand moi et un ami essayons toujours tant bien que mal de calmer le jeu, face à cet autre ami qui s’énerve des paroles blessantes des policiers. La encore belle démonstration de diplomatie, une voiture passe et les policiers l’arrêtent pour contrôle. Regarde les occupant, passe la lampe torche et en les laissant partir un d’eux dit en parlant de notre ami qui s’énerve« écraser la, la pieuvre la bas, écraser la pieuvre » ? En référence à sa coupe rasta. Il n’en fallait pas plus pour que celui-ci remonte en criant, et que la situation dégénère définitivement. Plusieurs du groupe d’amis, ayant entendu, commence à répondre aux provocations. Deux des filles du groupe descende voyant que sa allait mal tourné. Nous ne voulant pas jouer leurs jeux, leurs tenons tête (je sais c’est pas bien, mais dés fois il faut), et disons à notre ami de partir, et de calmer sa colère, car sa n’allais pas arranger la situation. Finalement personne ne fut embarqué, ni gazé, ni matraque. Mais une fois parti, une voiture de la BAC, évidemment nous filé le train. Quand nous nous en sommes aperçus, vu qu ils n’étaient que deux, ils ont tourné dans une autre rue. Quelques secondes plus tard en descendant la rue, nous voyons plusieurs fourgons passer devant la rue principale tout en bas, ce qui n’envisagea rien de bon pour ce vendredi à Poitiers.
Malheureusement je n’ai pu prendre de photos, car le premier flic qui nous avait abordé m’avait vu essayer, et vous connaissez la suite. Mais, même je suis dans mon droit de faire ceci, il a regardé bien si j’allais pas faire mon malin. Vu comment, en quelques minutes, une confrontation entre civils et policiers a dégénéré nous avons préféré essayer de discuter.
Après cet épisode nous avons parlé entre nous, et chacun pense que nous vivons une époque curieuse où une transformation de nos valeurs est en train de s’effectuer, mais pas dans le bon sens.
Tout ceci ne laisse pas une belle image de la police, plutôt celle d’une milice sillonnant les rues pour les vider, une sorte de loi martial de la nuit.
Je regrette vraiment cet épisode fâcheux, car nous passions une très bonne soirée, car cela faisait un moment que nous ne nous étions pas retrouvé tous ensemble pour boire un verre.
Chronique d'une dérive sécuritaire - AgoraVox le média citoyen#forum2154354
Association for the Defence of International Humanitarian Law, ADIF
International Conférence
Paris 2009
Droit international :
Etats puissants et mouvements de résistance
Vendredi 18 et samedi 19 septembre 2009
101 rue de l’Université, Paris 75007
Accès : Métro Assemblé Nationale / Invalides
ouvert au public, inscription à adifinfo.com
L’ADIF s’est donné pour but de contribuer à l’information du public et à la réflexion collective sur les problèmes liés au droit international humanitaire. Dans ce cadre, elle a notamment organisé en 2005, une conférence internationale sur le thème : « Justice internationale et impunité, le cas des États-Unis” dont les travaux ont été publiés en français et en anglais aux Etats-Unis (Clarity Press, 2008). Voir ci-dessous une liste des livres publiés récemment.
Nous souhaitons dans cette nouvelle conférence mener une réflexion approfondie sur la question des guerres asymétriques. Parmi les questions à traiter :
- les violations récentes du droit international au sujet de la torture, des traitements inhumains et des détentions illégales vont-elles rester impunies ?
- le problème des bombardements causant de graves pertes civiles menés par les Etats puissants et des armes utilisées par ces derniers. Le recul sur ces sujets dans le Statut de la CPI par rapport au Protocole I de 1977 additionnel aux Conventions de Genève et autres traités est-il acceptable ?
- la qualification de terroriste attribuée à certains actes ou mouvements de résistance ouvre la voie à des atteintes graves aux principes des Conventions de Genève. Le droit humanitaire défini pour les conflits armés dans les Conventions et Protocoles de Genève doit-il être précisé à cet égard ?
- les violations du droit humanitaire sont-elles inévitables de la part de mouvements de résistance dans le cadre de guerres où les moyens militaires sont sans commune mesure, dès lors que les Etats ne respectent pas le minimum d’équilibre instauré par le Protocole de 1977 ?
Cette liste de questions n’est, bien entendu, pas exhaustive.
La conférence s'ouvrira non seulement aux spécialistes et aux personnalités engagées sur les questions des droits humains, mais également à des acteurs de mouvements qui furent ou sont qualifiés de terroristes, ainsi qu'à des personnes qui, par leur fonction, ont été en contact direct avec des problématiques résultant des guerres asymétriques. L’intention, lors de cette conférence, est d’entendre les acteurs, les raisons et les logiques des actions menées, puis de traiter du problème du droit international face aux actes des Etats puissants d’une part, des mouvements de résistance d’autre part.
Nous souhaitons que les différentes opinions s’y expriment et soient débattues, l’ADIF réaffirmant pour sa part son attachement au droit humanitaire défini par les Conventions et le Protocole I de Genève, à son respect par tous et avant tout par les Etats, et à son amélioration (par opposition au processus de régression auquel il est actuellement assujetti).
Intervenants:
Stéphane Hessel, président d’honneur de la conférence, ambassadeur, corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme,
Aït Ahmed, ancien dirigeant du FLN algérien,
Martina Anderson, Sinn féin, membre de l’Assemblé législative de l’Irlande du Nord,
Nils Andersson, essayiste, coprésident de l’ADIF,
Théo van Boven, ancien directeur de la division des droits de l'homme des Nations unies,
Monique Chemillier-Gendreau, professeure de droit international,
Gilles Devers, initiative pour la poursuite des dirigeants israéliens devant la CPI,
Ilan Halevi, ancien vice-ministre des Affaires étrangères du gouvernement palestinienne,
Khaled Hroub, spécialiste du Hamas, directeur du programme d’étude des médias à l’université de Cambridge,
Daniel Lagot, coprésident de l’ADIF,
Géraud de la Pradelle, président de la commission citoyenne sur le génocide au Rwanda,
Leïla Shahid, représentante de l'Autorité palestinienne en Europe.
Publications récentes:
La justice internationale aujourd’hui, sous la direction de Nils Andersson et Daniel Lagot, L’Harmattan, Paris, 2009 (suite a la conférence de l'ADIF sur ce thème en 2008)
Le droit international et la guerre, Daniel Lagot, L’Harmattan, 2008
Justice ou injustice internationale ? Daniel Lagot, L’Harmattan 2009
L’Europe contre les immigrés
jeudi 25 juin 2009, par Olivier Le Cour Grandmaison
L’historien Olivier Le Cour Grandmaison* dénonce un durcissement de la politique européenne d’immigration.
En France, la campagne des européennes vient de s’achever dans une indifférence certaine ; l’abstention en témoigne. Alors que l’UMP, conformément à sa stratégie destinée à fidéliser les électeurs venus du Front national et à mobiliser ses propres troupes, exploitait sans vergogne les thèmes de la sécurité et de l’immigration, les gauches, toutes tendances confondues, sont demeurées très discrètes sur la politique conduite par l’Europe en ce dernier domaine. Pourtant, ceux qui affirment lutter contre les orientations du gouvernement français auraient dû se saisir de ces élections pour prolonger ce combat au niveau européen car il y a fort à faire. Rappelons-nous. Le 18 juin 2008, le Parlement de Strasbourg votait la directive « Retour », qui porte la durée de la rétention des étrangers en situation irrégulière à dix-huit mois. De plus, ce texte prévoit la possibilité d’interdire aux expulsés de séjourner sur le territoire des États de l’UE pendant cinq ans. Banalisation, extension et triomphe de la double peine qui, théoriquement abolie en France, devient une mesure communautaire très critiquée à l’étranger. En témoigne la déclaration du président bolivien, Evo Morales, qui a demandé le rejet de cette directive contraire à l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui établit que « toute personne a le droit de circuler librement, […] de quitter tout pays, y compris le sien ». De plus, une note officielle du gouvernement chilien estime que « ce nouveau texte » européen « soumet » les migrants « à des procédures qui peuvent violer leurs droits élémentaires et empêcher le regroupement familial ». Mêmes réactions au Brésil et en Argentine, où la directive de l’UE a été jugée attentatoire aux « droits humains fondamentaux ».
Alors que le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a demandé aux États de « ne recourir à la mise en détention des demandeurs d’asile et des immigrants clandestins qu’en dernier ressort », on constate que la pratique aujourd’hui dominante de l’Europe fait de l’exception la règle cependant que les camps de rétention, au nombre de 224, se multiplient sur le Vieux Continent. Des phénomènes identiques existent dans plusieurs pays limitrophes ou plus lointains comme la Libye, par exemple, bien connue pour respecter scrupuleusement les droits fondamentaux en général, ceux des immigrés et des demandeurs d’asile en particulier, puisque cet État n’est même pas signataire de la Convention de Genève sur les réfugiés. Qu’importe : les intérêts géopolitiques, économiques et financiers, et la chasse aux illégaux, désormais organisée des deux côtés de la Méditerranée, l’emportent sur toute autre considération, et le colonel Kadhafi est promu partenaire privilégié de cette lutte contre les « clandestins ».
Outre la directive précitée, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme s’est aussi distinguée dans un jugement – Affaire N contre Royaume-Uni – rendu le 27 mai 2008. Saisie par une ressortissante ougandaise, atteinte du sida et résidant de façon irrégulière en Grande-Bretagne, la Cour a estimé « que l’espérance de vie de la requérante aurait à pâtir de son expulsion vers l’Ouganda mais que cela n’était pas incompatible avec l’article 3 de la Convention » de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Conséquence pratique de cette appréciation : cette femme peut être renvoyée de force alors que deux médecins britanniques ont établi, dans des rapports connus des juges, que si elle est contrainte de rentrer dans son pays « elle pourra espérer vivre non plus quelques décennies dans de bonnes conditions mais presque sûrement moins de deux ans ». La majorité des membres de la Cour européenne sont passés outre, et pour justifier leur arrêt, ils ont ajouté cet argument délicat : les États n’ont pas à fournir « des soins de santé gratuits et illimités à tous les étrangers dépourvus du droit de demeurer » sur leur territoire. « Conclure le contraire ferait peser une charge trop lourde sur les États contractants. » Entre l’équilibre des finances publiques, supposé compromis par la présence d’allochtones gravement malades, et les principes élémentaires d’humanité, les juges ont tranché dans le sens que l’on sait. Cet arrêt ignominieux confirme que l’Union se construit désormais ouvertement contre les étrangers, y compris les plus vulnérables d’entre eux. Sinistre involution que soutiennent les politiques xénophobes de plusieurs États européens qui ont fait de la traque et de l’expulsion des sans-papiers une priorité nationale. Que comptent faire les élus socialistes, Verts et communistes à Strasbourg pour défendre les droits de ces nouveaux parias ? Il est impératif qu’ils le fassent savoir au plus vite.
Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne.
* Ses derniers ouvrages parus sont : Haine Le retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo, éditions Autrement, 2007 ; la République impériale : politique et racisme d’État, Fayard, 2009, traduction en arabe en cours.
L’Europe contre les immigrés - Politis
SECURITE
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Delphine Batho, députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres et secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité (DR)
"Au nom de la lutte contre les bandes, on sanctionne les manifestants"
Le 18 mars dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé sa volonté d'une loi contre les bandes violentes et déclaré qu'il jugeait ce texte prioritaire. L'examen de la proposition de loi, à l'ordre du jour mercredi, a été reporté à lundi soir, et le vote est prévu le lendemain. Faut-il y voir un passage en force du gouvernement?
- Non, ce calendrier s'explique par la programmation d'un nouvel ordre du jour jeudi matin. Il est habituel dans ces cas-là de reporter au lundi. Mais un débat de fond doit avoir lieu. Cette loi est vue comme inefficace aux yeux des policiers et des magistrats et elle ne respecte pas la Constitution.
Il y a sept articles à examiner dans la journée, et nous avons beaucoup de contre-propositions. Si c'est trop court, on verra à ce moment-là.
L'article 1 permettrait de réprimer une "intention délictuelle", même en l'absence de délits effectivement commis. N'y a-t-il pas un risque à légiférer sur l'intention plutôt que sur le délit lui-même?
- Sanctionner une intention pose un problème majeur en termes de règles constitutionnelles. Outre le fait que, d'un point de vue pratique, cet article n'apporte rien par rapport à ce qui existe déjà sur les bandes organisées, il est dangereux.
Prenons un exemple concret : pendant les violences urbaines de novembre 2005, les parents veillaient pour dissuader les jeunes de brûler des voitures. Si l'article 1 était appliqué, rien ne pourrait exonérer de responsabilité un père à proximité puisqu'il semblerait être impliqué. On arrive à des choses absurdes.
Un autre exemple concret : avec l'article 1, l'intention sera sanctionnée de 3 ans de prison. Si la dégradation est effectivement commise, elle sera sanctionnée de 2 ans de prison. Il y a une inversion de l'échelle des valeurs, puisque le fait d'avoir l'intention est plus grave que la mise en oeuvre elle-même.
De plus, cet article instaure un mécanisme de responsabilité collective : c'est l'inverse de ce qu'il faut. Le gouvernement dit "rien ne justifie un délit". Pourtant, sa réponse est d'éluder la responsabilité individuelle en la noyant dans la responsabilité collective. C'est dramatique !
C'est avec cette logique que Christian Estrosi a fini par dire, ce qui est à mon sens une faute grave, que sa loi aurait permis d'éviter le drame de l'affaire Ilan Halimi [ndlr : un jeune homme français de confession juive, enlevé puis séquestré par "le gang des barbares", en janvier 2006]. C'est choquant et c'est faux. Ce qui a manqué entre l'enlèvement et l'assassinat, n'a rien à voir avec un durcissement de la loi. D'ailleurs, à l'heure actuelle, la Cour d'assise juge les responsables de ce meurtre et beaucoup sont mis en cause avec la loi sur la bande organisée. Ce qui est bien une preuve qu'il n'y a pas un problème de dispositif pénal.
L'article 2 prévoit, lui, de sanctionner la "participation délictueuse à un attroupement". Faut-il craindre une criminalisation des mouvements sociaux, avec un dispositif qui permettrait de condamner les manifestants ?
- Imaginons qu'une manifestation touche à sa fin et qu'un groupe de casseurs commettent des violences. Par association de proximité, le manifestant peut être tenu responsable. Cet article se trompe de cible, il ne s'en prend pas aux casseurs mais aux manifestants par amalgame. Nous avons soumis une proposition d'amendement qui permettrait de lever ce risque. Il suffit de l'adopter.
Si votre amendement était adopté, vous seriez donc favorable à l'article 2 qui permet de condamner les casseurs ?
- Non, car dans tous les cas, cet article n'est pas une bonne idée. Les casseurs et les attroupements violents sont déjà sanctionnables, on l'a vu à l'époque du CPE. Il y a une série de dispositifs très lourds qui existent déjà, qui sont appliqués, et heureusement d'ailleurs. Je redoute que l'article 2 vise non pas les casseurs mais les manifestants. Il me rappelle la loi anti-casseurs adoptée en 1970 et abrogée par la gauche en 1981. Dans son application, elle visait les responsables syndicaux, en particulier les syndicats agricoles. Ce ne sont pas des mesures efficaces, mais au nom de la lutte contre les bandes délinquantes, discrètement, on sanctionne les lycéens, les parents d'élèves etc.
Cette proposition de loi tente de lutter contre les violences commises en bande, comme cela a pu être le cas lors de l'intrusion dans un lycée de Gagny par exemple. Face à ces phénomènes, quelles mesures alternatives proposez-vous?
- Nous martelons l'ensemble de nos propositions, dont trois principales :
En premier lieu, nous estimons qu'il est urgent de déployer une police de quartier pour regagner les zones de non-droit. Il faut casser l'économie souterraine, pour toucher aussi le modèle de comportement qu'elle véhicule (argent facile, loi du plus fort etc.) Il faut redéployer les 8.000 policiers dont les postes devraient être supprimés d'ici 2013 dans ces zones.
Deuxièmement, il faut une sanction précoce. Aujourd'hui, on a une impunité par rapport aux violences. La sanction pénale arrive trop tard et envoie en prison. A l'inverse, il faut sanctionner dès le premier acte de délinquance, mais avec une sanction éducative ou d'intérêt général. Cela évite la récidive. La prison favorise le passage d'une délinquance de rue au banditisme.
Enfin, nous voulons une politique de prévention précoce contre les violences juvéniles. Il faut des stages de citoyenneté dans les communes. Face aux "décrocheurs", qui arrêtent d'aller à l'école avant 16 ans, il faut des tuteurs référents qui s'assurent qu'ils sont bien inscrits dans des établissements. Dans le cas de Gagny, il y avait beaucoup de mineurs qui avaient décroché, dont un gamin qui avait été exclu mais ne s'était réinscrit nulle part.
Il y a donc un enjeu énorme sur la question de l'éducation. L'UMP vote contre ces propositions alors que ce sont des vraies réponses, efficaces, aux phénomènes de bandes. Au lieu de cela, il y a une surenchère législative alors qu'en sept ans, cela n'a rien résolu.
Interview de Delphine Batho par Marine Thomas
(samedi 27 juin 2009)
Vives inquiétudes en Iran sur le sort des victimes de la répression
LE MONDE | 27.06.09 | 17h20 • Mis à jour le 27.06.09 | 17h20
Pressions et terreur. Dans un Iran chaque jour plus coupé du monde et réduit au silence, la répression - systématique -, se poursuit. Selon la Ligue iranienne des droits de l'homme, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées depuis le scrutin du 12 juin qui a vu la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. La plupart des familles sont sans nouvelles, beaucoup de jeunes et d'étudiants ont littéralement "disparu", notamment en province sans que l'on sache ce qui leur est arrivé. Même le corps des morts tombés en marge des manifestations n'a pas été restitué aux parents.
"Dans les rues autour de la prison d'Evin à Téhéran, j'ai vu des dizaines de gens désemparés, installés pour la nuit sur des couvertures de fortune, pour quêter des nouvelles. Ils sont là depuis une semaine pour certains. On ne leur dit rien. C'est affreux. Moi-même je voulais des nouvelles d'un détenu, un milicien m'a dit : "partez ou vous serez battu si vous insistez. Il y a trop de monde inutile ici..."", nous a raconté par téléphone, un étudiant proche du mouvement de Mir Hossein Moussavi, candidat malheureux à l'élection présidentielle qui réclame un nouveau scrutin.
Parmi la centaine de dirigeants et politiciens réformateurs arrêtés, beaucoup sont enfermés à la section 209 d'Evin, une prison dans la prison tenue directement par les services secrets. Certains cas sont préoccupants comme celui de Saïd Hadjarian, ancien proche conseiller du président réformateur Mohammad Khatami. A la suite d'une tentative d'assassinat en 2000, M. Hadjarian ne peut marcher sans être soutenu. Presque entièrement paralysé, il respire et s'exprime avec difficulté et nécessite des soins constants. Après plus de dix jours d'incarcération, sa femme, Vagieh Marsousi, qui est médecin, a pu le voir brièvement vendredi 26 juin. Selon son témoignage, sa santé s'est énormément dégradée et son état est inquiétant.
Le sort de plusieurs autres ténors du mouvement réformateur est aussi une source d'interrogation. Les autorités font le black-out sur la façon dont ils sont traités. Mais selon des récits - difficiles à vérifier -, ils seraient soumis à des pressions y compris "physiques" pour les amener à rédiger des confessions reconnaissant la validité de l'élection et leur propre rôle "nuisible" dans cette affaire. Abdollah Ramezanzadeh (ancien porte-parole du gouvernement) aurait reçu un violent coup de crosse à la tête. Et Mostafa Tadjzadeh, ancien vice-ministre de l'intérieur et stratège de la campagne réformatrice, subirait des interrogatoires "musclés". Considéré comme la "prise la plus importante" dans le camp réformateur, M. Tadjzadeh est particulièrement surveillé. Cet homme rude et intelligent était sans illusion. Quelques mois avant l'élection, il nous avait confié, à Téhéran : "La République islamique est menacée par le gouvernement actuel qui a tout militarisé. Ce qu'il veut, c'est un régime islamique, pas une République. Ils pensent comme des talibans. Pour eux, la démocratie c'est bon pour les Occidentaux. Mais dans notre Constitution est inscrit le droit à la liberté de pensée et d'expression." "Dans cette élection, avait-il conclu, la préoccupation c'est l'état de l'économie, mais la grande bataille sera la démocratie."
L'épouse de Mohsen Mirdamadi (ancien vice-président du Parlement, également incarcéré) a écrit une lettre ouverte, signée par une dizaines d'autres femmes de détenus sans nouvelle, adressée au Parlement, aux autorités judiciaires et aux grands ayatollahs de Qom, la ville sainte, pour crier justice.
En dépit de cette répression sauvage, et de déclarations alarmantes - comme celles de l'ayatollah fondamentaliste Ahmad Khatami, proche du Guide suprême Ali Khamenei, qui, vendredi, réclamait "l'exécution des émeutiers" -, le régime envoie des signaux contradictoires. Ainsi, le Conseil des gardiens de la Constitution a-t-il demandé, vendredi, aux candidats malheureux au scrutin, MM. Moussavi et Karoubi, d'envoyer des représentants pour un recomptage partiel, tout en affirmant qu'il n'y avait eu aucune "fraude".
"L'entourage d'Ahmadinejad veut juste gagner du temps pour que la contestation s'enlise, de plus en plus coupée de tout. Ils se cherchent même des "alibis" sécuritaires pour accentuer la pression", confiait un analyste iranien. De fait, une délégation de parlementaires s'est rendue chez M. Moussavi, expliquant qu'il était sorti du cadre électoral et devait faire allégeance, sans quoi il mettait en danger la sécurité du système. Et "en supporterait les conséquences".
Un élément nouveau est cependant apparu, au secours de M. Moussavi qui ne parvient même plus à communiquer avec son entourage. Hassan, le petit-fils de l'imam Khomeyni, père de la révolution (1979), qui est le curateur du mausolée de son grand-père, a déclaré sur plusieurs sites Internet qu'il était prêt à abriter " un rassemblement pacifique de deuil des partisans de M. Moussavi qui fut le premier ministre de son grand-père". Pour M. Ahmadinejad, qui se revendique le véritable héritier de la révolution, le coup est rude. D'autant que la famille Khomeyni, toujours très respectée, avait, avant l'élection, signifié son soutien à M. Moussavi. Un nouveau tabou à briser pour les fondamentalistes ?
Marie-Claude Decamps
From: Mouvement du N.O.S... un Nouvel Optimisme Social
Sent: Saturday, June 27, 2009 4:24 PM
Subject: Guerre secrète au Laos
diffusé lors de l'émission du 16 juin 2005
un carnet de route de Grégoire Deniau
Pendant la guerre du Vietnam, les Etats-Unis ont recruté les Hmongs pour combattre les Vietnamiens du Nord au Laos. Cette « armée secrète » sous les ordres de la CIA servait à récupérer les pilotes américains descendus en survolant la jungle et à intercepter les mouvements de troupes le long de la piste Ho Chi Minh. Ces supplétifs connus pour leur efficacité à se déplacer en milieu hostile (jungle et montagne) avaient déjà été employés par les français lors de la guerre d’Indochine 20 ans plus tôt.
Lorsque les Américains se sont retirés du Vietnam en 1975, ils ont également fermé les camps d’entraînement et suspendu toute aide militaire et financière envers le Laos et les Hmongs.
Le parti communiste laotien du Pathet a finalement repris le contrôle du pays et les survivants Hmongs furent alors considérés comme une menace et persécutés.
Pour échapper aux camps de rééducation ou à la réinstallation forcée dans les plaines - où vivent aujourd'hui la grande majorité des 350 000 Hmongs du Laos - les soldats démobilisés de l' « armée secrète » prennent le maquis. Ils sont plusieurs dizaines de milliers à faire de la région du mont Phu Bia, massif de jungle infesté d'esprits et de légendes, leur fief. Ils leur restent alors le stock d’arme laissé par les américains pour résister à l’avancée des communistes.
Officiellement, la guerre secrète du Laos s’est terminée la même année que la guerre du Vietnam…1975, mais en 2005, la réalité est bien différente.
Se cachant dans les montagnes et survivant tant bien que mal en se nourrissant de racines, les derniers rescapés de cette armée oubliée et leurs familles continuent de se battre pour leur survie en ce moment même.
Les dirigeants de la république populaire du Laos, avaient prévu d’exterminer les vétérans de la guerre secrète et leurs familles avant la fin du mois d’Octobre 2002. Ils ont presque atteint leur but…
Pour les rencontrer il faut se déplacer clandestinement au Laos, marcher une petite semaine à travers la jungle en passant des dizaines de cols à plus de 1500 mètres en évitant les patrouilles de l’armée. Depuis trente ans seule une poignée d’occidentaux a réussi à les rencontrer.
abominable
N'hésitez pas à diffuser cette vidéo et le texte qui l'accompagne jusqu'à la reconnaissance de ce peuple, jusqu'à ce que ces gens puissent enfin vivre en toute sécurité et dignité.
JUSTICE
Fin du juge d'instruction : Bockel veut réfléchir au statut des procureurs
NOUVELOBS.COM | 27.06.2009 | 14:14
Alors que la précédente garde des Sceaux Rachida Dati et le président de la République souhaitent retirer les pouvoirs d'enquête au juge d'instruction pour les confier au seul procureur, dépendant de la Chancellerie, le nouveau secrétaire d'Etat estime nécessaire une réflexion sur le statut des procureurs.
Jean-Marie Bockel (SIPA)
Quelques jours après avoir pris ses nouvelles fonctions, le nouveau secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, Jean-Marie Bockel (ancien socialiste, président de La Gauche moderne), s'est désolidarisé de l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati et de Nicolas Sarkozy. Il a en effet estimé, samedi 27 juin sur Europe 1, que la suppression du juge d'instruction, voulue par le chef de l'Etat, passait par une réflexion sur le statut des procureurs.
Or, le président de la République avait annoncé début janvier son intention de retirer les pouvoirs d'enquête à ce juge indépendant pour les confier au seul procureur, magistrat du parquet dépendant de la Chancellerie.
Le monde judiciaire dans son ensemble, mais aussi le Conseil de l'Europe, sont opposés à une telle réforme si elle ne s'accompagne pas d'un renforcement de l'indépendance des procureurs, ce qui n'est à l'heure actuelle pas envisagé par le gouvernement.Réfléchir sur le rôle du parquet
"La réflexion aujourd'hui engagée ne me choque pas, mais tout est dans les conditions, dans ce que l'on mettra à la place. C'est un sujet que je veux encore approfondir avant d'exprimer une opinion définitive", a commenté Jean-Marie Bockel, qui a dit ne pas avoir "de difficulté de principe à revoir la question de l'instruction".
Mais "cela passe aussi par la réflexion sur le rôle du parquet", a-t-il ajouté.
"Il faudra aussi poser la question du statut des procureurs ? vous pensez cela ?", l'a alors interrogé le journaliste d'Europe 1. "Absolument", a répondu le secrétaire d'Etat.Le projet de loi pénitentiaire pas remis "aux calendes grecques"
Jean-Marie Bockel, en charge des prisons, a par ailleurs assuré que le projet de loi pénitentiaire, actuellement bloqué après son adoption au Sénat, "sera examiné par l'Assemblée nationale", tout en disant ignorer si la procédure d'urgence serait maintenue.
"Il y a un travail qui doit se faire après l'adoption au Sénat de manière à ce que cette loi réponde vraiment à ce que l'on en attend. Ensuite nous verrons, ce sujet n'est sûrement pas remis aux calendes grecques", a-t-il dit.
(Nouvelobs.com)
Blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
27 juin 2009
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html
Alain Refalo est convoqué en commission de discipline le jeudi 9 juillet à l'inspection académique de la Haute-Garonne à Toulouse. L'initiateur du mouvement de résistance pédagogique est directement visé par Xavier Darcos qui a instruit toute l'affaire. La mobilisation s'organise. Voici toutes les informations pour le soutien.
► Alain Refalo convoqué en conseil de discipline le jeudi 9 juillet (communiqué du 24 juin)
► Pétition inter-syndicale de soutien en ligne
► Rassemblements de soutien à Alain Refalo
A lire également :
A lire aussi sur le blog parmi les nouveautés :
► Atteinte à la liberté d'expression des enseignants
► A Xavier Darcos
► Le développement de l'autoritarisme dans le premier degré du système éducatif, par Pierre Frackowiak
► Nouvelle orientation de l'Education Nationale : de la malhonnêteté à l'exaction, par Patricia Pilleul-Mary
Soutien à Erwan Redon, menacé de licenciement par l'Inspection Académique des Bouches du Rhône :
http://www.soutienerwanredon.org/index.php
Aucune sanction disciplinaire pour Alain Refalo
jeudi 25 juin 2009
par snu31
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Aucune sanction disciplinaire pour Alain Refalo
Alain Refalo est enseignant à l’école Jules Ferry de Colomiers.
Il a décidé, en accord avec les parents d’élèves, d’organiser l’aide personnalisée de sa classe en deux groupes privilégiant la coopération et l’entraide dans l’acquisition des connaissances alors que les textes demandent une sélection d’élèves en difficulté.
Pour l’administration, notre collègue n’applique pas règlementairement le dispositif d’aide personnalisée.
Pour ce motif, l’administration lui inflige un retrait de salaire de deux jours par semaine depuis le mois de janvier 2009 et a refusé la promotion au choix à laquelle il avait droit.
Mais ces sanctions financières totalement injustifiées et sans précédent ne suffisent pas à l’administration !
L’Inspecteur d’académie menace aujourd’hui Alain Refalo d’une sanction disciplinaire en le convoquant devant le conseil de discipline le 9 juillet.
Nous dénonçons cet acharnement que rien ne justifie.
Nous exigeons qu’aucune sanction disciplinaire ne soit prise contre notre collègue Alain Refalo ainsi que l’arrêt des retraits de salaire.
Merci d'utiliser cette adresse pour signer la pétition :
http://31.snuipp.fr/spip.php?article237
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T. Datry, 23 juin 2009
Depuis 2007, les citoyens roumains et bulgares sont devenus européens, ce qui leur permet de circuler librement dans les pays de l’union, mais aussi en théorie de pouvoir travailler, moyennant toutefois certaines conditions. Ils sont accueillis certes, mais ne sont pas bienvenus, car dans la réalité, ces conditions représentent une barrière quasi-infranchissable, même pour les personnes les plus motivées. La petite histoire qui suit est un bel exemple parmi tant d’autres, montrant que « l’intégration » (terme ambigu pourtant tellement à la mode) de ces « nouveaux migrants » n’est pour l’instant pas possible, car les riches pays de l’Union Européenne, dont la France, s’y opposent de manière très insidieuse.
X et Y et leurs 2 enfants de 10 et 5 ans sont des Roms de Roumanie. Lors de l’entrée de la Roumanie en Europe, ils ont décidé de venir tenter leur chance en France, car leurs conditions de vie en Roumaine étaient terribles (pas d’eau, pas d’électricité, pas de scolarisation, pas de soins, etc). Après plusieurs mois de galère dans l’agglomération lyonnaise, entre foyers d’accueil et la rue, ils ont réussi à obtenir un logement digne et durable. Leurs enfants sont scolarisés et cette famille est largement soutenue dans le quartier, notamment via un comité de soutien qui s’est montré efficace et l’aide précieuse de la Mairie d’arrondissement. Après le logement, la priorité a été de trouver une activité professionnelle. Et c’est là que nous avons pu nous rendre compte de l’hypocrisie des conditions d’accueil des citoyens européens, et notamment des Roms.
Tout d’abord, il s’agissait de trouver un employeur qui offre un travail faisant parti des métiers autorisés aux citoyens européens par la France.
L’été approchant, nous nous sommes naturellement tournés vers les producteurs de fruits et légumes, pour les cueillettes estivales. Après plusieurs appels, nous avons trouvé un producteur de cerises, très sensibilisé par les migrants de l’Est, car il avait effectué plusieurs voyages en Roumanie étant plus jeune, et il a de suite été prêt à faire son possible pour aider cette famille. Il nous a immédiatement envoyé 2 promesses d’embauches nominatives pour des CDD de 1 mois et nous avons ensemble contacté la Direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP) pour demander une autorisation de travail et un titre de séjour adéquat, ce qui constitue la procédure obligatoire pour les citoyens européens. C’est alors que le producteur s’est vu demandé par la DTEFP :
Le cas échéant, la copie du dernier bordereau de versement des cotisations à la caisse des congés payés.
Ce qui constitue un épais dossier pour 1 petit mois de cueillette de fruits.
De plus, puisqu’il s’agit d’un emploi du type saisonnier, il a été demandé à l’employeur de s’acquitter d’une taxe à l’ANAEM (Agence Nationale de l'Accueil des Étrangers et des Migrations) de 158 Euros par personne (pour un CDD d’1 mois !). Il a été prévenu par la DTEFP qu’une visite de contrôle sera effectuée rapidement sur son exploitation pour veiller à ce que tout soit conforme à la législation, ce qui peut aller de la disponibilité des prises de courant dans les chambres pour l’hébergement, au nombre de toilettes, ou encore bien d’autres paramètres totalement farfelus. Enfin, cerise sur le gâteau ( !), il a été prévenu qu’il fallait entre 6 et 10 semaines pour que le dossier soit examiné. En connaissant les aléas de la météo et les conditions dans lesquelles les exploitants gèrent les récoltes, c’est tout simplement absurde de demander aussi longtemps à l’avance à un producteur de prévoir ses embauches de récolteur. Les multiples démarches administratives, les contraintes financières et le ton menaçant des visites et des contrôles l’ont totalement dissuadé de son élan, qui était pourtant vraiment généreux au départ. Dans de telles conditions, quel employeur serait prêt à embaucher X et Y ?
Alors cet été, X, Y et leurs 2 enfants seront dans la rue à faire la manche, pour trouver de quoi subvenir à leurs besoins. Elle est belle notre France, jadis pays d’accueil…
Décès de Saïd BOUZIRI, militant des droits de l'homme, président de l'association Génériques
Biographie communiquée par Génériques
Né le 4 juin 1947 à Tunis et décédé à Paris le mardi 23 juin, Saïd Bouziri, arrive en France en 1966 pour poursuivre des études d'économie à Lyon puis à Paris. Il s'engage au lendemain des évènements de mai 1968 dans la défense des droits des Palestiniens et des immigrés.
Alors même que des étrangers sont exclus du droit d'association, Saïd Bouziri, étudiant-travailleur participe à la fondation des Comités Palestine puis du Mouvement des Travailleurs Arabes et du Comité de Défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés. En 1972, il est visé ainsi que sa femme par une mesure d'expulsion du territoire pour atteinte à l'ordre public. Leur grève de la faim en février de cette année une des premières organisées par des immigrés depuis la guerre d'Algérie a un grand retentissement. Titulaire des mois durant d'un titre de séjour renouvelable, Saïd Bouziri se lance néanmoins dans l'organisation active des grèves de la faim pour la régularisation des années 1972-1973, puis dans l'appel, le 14 septembre 1973, à une grève générale des travailleurs immigrés de la région parisienne contre la vague raciste du midi de la France puis participe de manière active au comité de soutien au mouvement de grèves des loyers des foyers Sonacotra.
Durant la deuxième moitié des années 1970, Said Bouziri milite dans le quartier qu'il a habité jusqu'à son décès : la Goutte d'Or, en créant une association culturelle d'animation du quartier et une librairie rue Stephenson.
Après avoir été l'un des fondateurs des journaux Sans Frontière (1979-1986) puis Baraka , il est aussi l'un des pionniers des radios libres : en juin 1981, il créée avec ses amis Radio Soleil Goutte d'Or.
Membre du Conseil d'administration du Fonds Action Social (FAS), du Conseil national des populations immigrées et du Conseil d'administration de la Fonda, Saïd Bouziri participe en 1987 à la création de l'association Génériques dont il deviendra le deuxième président.
Responsable de la Commission immigrés de la Ligue des Droits de l'Homme puis trésorier national (il venait d’être réélu à cette fonction le 2 juin dernier lors du dernier congrès de la LDH) , Saïd Bouziri a animé jusqu'à ses derniers moments la campagne de la votation citoyenne, en faveur de l’octroi du droit de vote aux étrangers aux élections locales. Les insignes du Chevalier de l’ordre national du mérite lui ont été décernées le 1er décembre 1994.
Engagé dans la vie syndicale de son entreprise jusqu'à sa retraite, Said Bouziri a gardé toute sa vie et quelles que soient ses responsabilités nationales une sensibilité particulière aux plus démunis dont les sans-papiers et à l'action de terrain. C’est ainsi qu’il a animé aux côtés notamment de l’anthropologue Emmanuel Terray le quatrième collectif des sans papiers qui a mobilisé de nombreux travailleurs irréguliers d’Asie. Directeur de publication de la revue Migrance, revue spécialisée dans l’histoire de l’immigration, Saïd Bouziri donnait le 11 juin dernier le coup d’envoi à une grand exposition accueillie aux archives municipales de Lyon et qui s’intitule : "Générations, un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France" et qui sera visible à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris à partir du 17 novembre prochain.
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| INFORMATION FORUM REFUGIES le 26 juin 2009 |
| Forum réfugiés publie son 9e rapport annuel sur l’asile en France et en Europe Document de synthèse unique en France, le rapport annuel de Forum réfugiés, bâti à partir d’une compilation critique de statistiques, de cartes et de chronologies, dresse un état des lieux précis du dossier de l’asile en France, en Europe et dans le monde. En revenant sur l’actualité internationale et les différents conflits qui ont secoué le monde en 2008, en décryptant les évolutions législatives, les questions et les débats de l’année écoulée au niveau national et européen, il permet de saisir les grands enjeux contemporains, les mutations à l’œuvre et leurs implications politiques et opérationnelles en matière d’asile. |
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| Le rapport est en vente au prix de |
L’asile dans le monde – De nouveaux défis pour le HCR
« Parmi les 67 millions de personnes en exil dans le monde au 1er janvier 2008, 11,4 millions étaient réfugiés et 26 millions s’étaient déplacés à l’intérieur de leur propre pays. Par ailleurs, 25 millions de personnes avaient dû fuir en raison d’une cause environnementale. »
Cette partie du rapport revient sur les principaux conflits de l’année écoulée et sur les situations géopolitiques spécifiques ayant eu un impact sur les flux de réfugiés dans le monde. Elle présente également les grands mouvements de population et les principales zones de présence des réfugiés et des déplacés dans le monde.
L’asile en Europe – la difficile construction d’un système d’asile solidaire
Deux années de hausse de la demande d’asile en Europe et la forte augmentation enregistrée dans certains pays, notamment au sud de l’Europe, ont certainement contribué à remettre la question de l’asile à l’ordre du jour des institutions européennes. Forum réfugiés propose ici un tour d’horizon des pratiques disparates des Etats membres en matière d’accueil des demandeurs d’asile et des procédures et présente toutes les réformes du système d’asile européen en cours et à venir.
L’asile en France – Paradoxes et spécificités
En 2008, la demande d’asile en France est repartie à la hausse avec 27 063 premières demandes d’asile (hors mineurs accompagnants) et plus d’un demandeur d’asile sur trois a pu obtenir une protection. Ces indicateurs positifs ne doivent cependant pas masquer les difficultés qui perdurent ou émergent :
- l’augmentation du nombre de placements en procédure prioritaire des demandes d’asile ainsi que celle du recours à la protection subsidiaire, une protection au rabais.
- les défaillances du système d’accueil des demandeurs d’asile qui ne peut toujours pas offrir un hébergement à tous ceux qui en ont besoin
- les deux-tiers des demandeurs déboutés du droit d’asile se trouvent dans une situation complexe et douloureuse que le peu de moyens alloués par l’Etat rend d’autant plus inextricable et contribue à en faire un véritable fait social.
Nos dossiers thématiques
Les pays d’origine sûrs – des pratiques à revoir d’urgence
Le concept de Pays d’origine sûrs a été introduit par le législateur afin de présumer du caractère infondé de certaines demandes d’asile formulées par des ressortissants de pays où il n’existe, soit disant, « pas de risque de persécution ». Ce dossier revient sur l’utilisation de cette notion en France et en Europe et ses conséquences en termes d’accueil des demandeurs d’asile et de protection puisqu’elle autorise une réduction des garanties procédurales et des droits des demandeurs.
La réinstallation – un mécanisme de protection encore trop peu utilisé
La « réinstallation dans un pays tiers » concerne les personnes reconnues comme réfugiées qui quittent leur premier pays d’accueil et sont légalement installées dans un autre pays. Grâce à cet instrument de protection et de solidarité, 73 500 réfugiés ont pu bénéficier d’un nouveau départ dans 14 pays d’accueil de par le monde en 2008. Cependant, ce chiffre est très en deçà des 154 000 places de réinstallation dont le HCR aurait eu besoin en 2008.
Les données statistiques disponibles dans le rapport
Monde
- La demande d’asile dans 51 pays industrialisés (2004-2008)
- Origine géographique des demandes d’asile présentées dans 38 pays européens (2004-2008)
Europe
- La demande d’asile au sein de l’Union européenne depuis 1987
- La demande d’asile dans les Etats membres en 2008
- Décisions sur les demandes d’asile au sein de l’Union européenne en 2007
- Capacités d’accueil des demandeurs d’asile en Europe
- Les demandes d’asile au sein de l’Union européenne par rapport au nombre d’habitants et au PIB/ habitant
- Impact du règlement de Dublin
- Les interceptions aux frontières des Etats membres en 2007
- Les conditions de détention des étrangers dans l’Union européenne
France
- Evolution des premières demandes d’asile (1973- 2008)
- Evolution de la demande d’asile en France par pays d’origine (1993- 2008)
- Evolution du traitement de la demande d’asile (2003-2008)
- Evolution du taux d’accord définitif sur demandes annuelles (1994-2004)
- Evolution du taux d’accord global par pays d’origine (1994-2008)
- Evolution du nombre d’avis rendus par l’OFPRA et d’avis positifs (2001- 2008)
- Reconnaissance du statut de refugiés et de la protection subsidiaire en 2008
- Evolution de la demande d’asile par département de résidence (1995-2008)
- Répartition des capacités d’hébergement par région en 2008
- Evolution du nombre de places en CADA depuis 1994
- Evolution des entrées en CADA (2005-2008)
- Evolution des sorties de CADA (2005-2008)
- Evolution des durées de séjour en CADA (2005-2008)
- Présence des réfugiés et des déboutés en CADA (2005- 2008)
- Evolution du nombre de déboutés depuis 2004
- Le refus de protection à l’OFPRA en 2008 pour les cinq premiers pas d’origine
Pays d’origine sûrs
- Listes des pays d’origine sûrs dans les Etats membres
- Les premières demandes d’asile hors mineurs accompagnants par nationalité
- Taux d’accord global sur les demandes d’asile introduites par des ressortissants originaires des POS
- Taux de placement en procédure prioritaire en 2008 des ressortissants originaires de pays d’origine « sûrs »
La réinstallation
- Les besoins en réinstallation par zone géographique pour 2008
- Les procédures de sélection des réfugiés réinstallés
- Les politiques d’accueil des réfugiés réinstallés
Forum réfugiés
Association loi 1901 d'accueil des réfugiés et de défense du droit d'asile
BP 71054 - 69612 VILLEURBANNE CEDEX
Tél : 04 78 03 74 45 - Fax : 04 78 03 28 74
direction@forumrefugies.org - www.forumrefugies.org
Action collective
Les associations signataires se déclarent solidaires avec Médecins du Monde (MdM), poursuivie en justice par l’État en raison de l’organisation de l’accueil à Saint Denis (93) sous 6 tentes humanitaires des familles roms évacuées après l’incendie mortel de leur bidonville en mai dernier à Bobigny.
Pour tout autre groupe de personnes, l’État mobilise immédiatement une cellule psychologique et met à l’abri l’ensemble des victimes. Dans ce cas, ces témoins de la mort brûlé vif d’un enfant de 7 ans qui ont aussi perdu tous leurs biens personnels ont été d’abord expulsés 48 heures après ce drame, sur décision du Préfet de Seine-Saint-Denis, du gymnase que la Ville de Bobigny avait réquisitionné en urgence. Les forces de l’ordre les ont ensuite empêché de s’installer sur des terrains dans les Hauts-de-Seine.
Face à cette situation de détresse exceptionnelle et à la carence de l’État, MdM a décidé la nuit même de mettre fin à leur errance et de les accueillir sur un délaissé de voirie de l’État à Saint Denis dans un campement humanitaire équipé.
L’État a alors saisi la justice en référé pour faire cesser cet hébergement d’urgence et faire condamner MdM pour cet acte de soutien envers les Roms.
Les associations signataires dénoncent ces nouvelles menaces inacceptables contre des acteurs de la solidarité.
Elles demandent l’arrêt immédiat des poursuites contre MdM et le relogement sans délai de toutes les personnes concernées avec la mise en place d’un suivi médical et l’accompagnement social de ces familles.
SRI-LANKA : le peuple tamoul en danger d'ethnocide
Le MRAP est extrêmement préoccupé par le sort de près de trois-cent mille (300.000) réfugiés civils tamouls, déplacés lors des derniers mois de combats entre l’armée sri-lankaise et les Tigres tamouls vers des dizaines de camps, gérés par le gouvernement sri lankais dans le nord du pays.
Seule une prise de conscience civique de la tragédie en cours, par les opinions publiques française et européenne, est de nature à imposer un engagement ferme et urgent des gouvernements de l’UE, à commencer par la France, avant qu’il ne soit trop tard.
Selon nos informations, de treize à vingt-cinq mille civils auraient été retirés des camps, dans la plus totale opacité, et conduits vers une destination inconnue. Que sont-ils devenus ? D'après un membre du parlement australien : « mille femmes tamoules ont été arrêtées par l'armée sri lankaise, accusées d'appartenance à la lutte. Elles sont conduites dans un camps, à l'écart des autres civils tamouls. Ces femmes sont victimes d'abus sexuels et de tortures de la part de l'armée sri lankaise ».
En outre, comme le dénonce OXFAM, plus de 15 000 personnes seraient atteintes de diverses maladies qui se sont propagées dans les camps : épidémies de varicelle, maladies de peau aussi bien qu’hépatites, dues à des conditions d’hygiène déplorables.
Un ministre cingalais a récemment fait savoir que le gouvernement ne se considérait pas responsable de la mort des civils tamouls survenue dans les camps du fait de malnutritions et que l'Onu devait s'engager à subvenir a leurs besoins. Il faut cependant constater que l'Onu n'a toujours pas accès à ces zones, alors que les organisations humanitaires se plaignent également de restrictions d’accès aux camps, imposées par le gouvernement.
Le Secrétaire Général des Nations-Unies, M. Ban Ki-Moon, a fait savoir que sa priorité était d’obtenir un accès illimité aux réfugiés pour les agences de l’ONU et les personnels humanitaires.
Il y a, en effet, urgence si l'on veut éviter un ethnocide.
Paris, 26 juin 2009
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Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
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Collectif pour les droits de l’Homme en Turquie
Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT France); Amnesty international France (AIF); Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT); Assemblée européenne des citoyens (AEC-HCA France) ; Ligue des droits de l’Homme (LDH/FIDH France).
Communiqué Paris, le 1er juillet 2009
L’ANNEE DE LA TURQUIE EN FRANCE
Du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010 - saison de la Turquie en France -. plus de 400 événements ont été prévus pour faire connaître dans notre pays la vitalité et la diversité de la Turquie dans les domaines artistiques, intellectuels, économiques et. technologiques.
A cette occasion, le Collectif pour les droits de l’Homme en Turquie souhaite faire découvrir à l’opinion française qu’il existe également dans ce pays, étroitement mêlée à tous ces domaines, une dimension sociale et humaine que l’on ne pourra pas ignorer.
Il est à déplorer, par exemple, que la créativité d’artistes et d’intellectuels turcs puisse encore être entravée par une répression d’État dans un climat d’harcèlement d’extrémistes qui a culminé avec le meurtre du journaliste Hrant Dink. Les progrès de la Turquie sur la voie des libertés démocratiques n’empêchent pas des centaines d’artistes, chanteurs, écrivains, journalistes, éditeurs, d’être encore traduits en justice, alors qu’ils expriment pacifiquement leurs points de vue. Selon un rapport du Forum économique mondial (WEF), la Turquie figure en 106ème rang sur 134 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse.
Selon l’Association des droits de l’Homme de Turquie (IHD), 22 manifestations, projections de films, pièces de théâtre, concerts, fêtes, conférences, ont été interdits en 2008. 40 titres ont été saisis, 11 médias perquisitionnés par la police. Aujourd’hui, le Prix Nobel Orhan Pamuk, bien qu’acquitté est encore harcelé, l’écrivain franco-turc Nedim Gürsel est poursuivi en justice, l’écrivain Temel Demirer condamné à six mois de prison ferme pour une intervention pacifique qu’il a donnée au Festival de la Culture de Munzur.
Les atteintes à la « culture », justement, concernent également les discriminations à l’égard des minorités Kurdes, Alévis, Chrétiennes et Juives, toutes considérées comme des groupes de citoyens de second ordre, sans parler des Roms et des réfugiés. Dans cette société multiethnique et pluriculturelle, une volonté de discrimination est inscrite dans la Constitution elle-même, et se retrouve dans les livres scolaires turcs aux relents machistes et nationalistes.
En cette année franco-turque, le Collectif pour les droits de l’Homme en Turquie attirera l’attention de l’opinion française sur toutes les atteintes aux droits civils ou politiques dans ce pays, mais également culturels, économiques et sociaux. En Turquie, en effet, d’innombrables personnes souffrent de pauvreté, d’insécurité et d’injustice, en violation de leurs droits les plus élémentaires.
La vocation essentielle du collectif est de faire connaître en France, et de soutenir en Turquie, une société civile de plus en plus décidée à protéger et à défendre ses droits fondamentaux.
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| FRANCE AMERIQUE LATINE
37, Bd. Saint Jacques 75014 Paris Tél. (33)1 45 88 27 04 Fax : (33)1 45 65 20 87
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Pour rendre hommage à Saïd Bouziri, militant de toujours de la cause des étrangers, disparu tragiquement le 23 juin 2009, le Gisti a décidé de rediffuser l’interview qu’il avait donnée à Plein droit, avec Driss El Yazami, en juin 1990. Il y évoquait la grève de la faim qu’il avait entamée en 1972 pour protester contre son expulsion, et la lutte contre les circulaires Marcellin-Fontanet.
> « De la clandestinité à la reconnaissance » (extrait du Plein droit n° 11, juillet 1990)
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Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
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Communiqué de l’Association France
Palestine Solidarité
Paris, le 25 juin 2009
La France est décidément à la traîne des Etats-Unis dans la recherche d’une paix juste et durable au Proche-Orient. Alors que l’administration Obama annulait la rencontre prévue entre son envoyé spécial George Mitchell et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le président de la République recevait longuement ce dernier, hier, à l’Elysée.
Que Nicolas Sarkozy se prononce, comme la France le fait depuis plus de vingt ans, pour la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël allait de soi. Il a, hélas, utilisé des formules vagues, qui semblaient rejoindre celles de son invité, même s’il a insisté sur le « gel » de la colonisation.
L’Association France Palestine Solidarité appelle le président de la République à prendre pleinement sa part des pressions sur un gouvernement israélien de droite et d’extrême droite qui n’acceptera que contraint et forcé les résolutions des Nations unies. D’où la double nécessité d’un discours clair sur la nature de l’Etat palestinien indépendant et souverain à créer sur l’ensemble des territoires occupés par Israël en 1967 et de mesures économiques et politiques suffisamment fortes pour en imposer la négociation avec l’ensemble des partenaires palestiniens. Il est temps, plus que temps, d’envisager des sanctions, y compris pour obtenir, dans l’immédiat, la fin de la colonisation et du blocus de Gaza.
| De : | Pascale Arraou (pascale_arraou@orange.fr) |
| Envoyé : | ven. 26/06/09 09:25 |
| À : | TERRA (terra@cines.fr) |
| Cc : | Alain RIFFAUD (ariffaud@wanadoo.fr) |
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| Quelle que soit la personne qui a gagné les élections, les espoirs et les regards du monde entier se tournent vers les manifestants pour la démocratie en Iran qui subissent actuellement une répression violente. À l’attention de l’Organisation de la Conférence islamique, du Mouvement des pays non-alignés et de tous les États membres de l’ONU: En tant que citoyens de l’Iran et de pays du monde entier, nous unissons nos voix pour vous demander de condamner la répression violente des manifestations pacifiques en Iran et de ne reconnaître le nouveau gouvernement iranien que lorsque les droits du peuple à la manifestation pacifique, à la justice et à un processus démocratique seront respectés. Signez la pétition ci-dessous |
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